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Conférence internationale sur le Patrimoine culturel subaquatique de l'UNESCO.

publié le 19 juin 2019 à 21:09 par Club Unesco La Rochelle

Brest. Trois jours pour alerter sur l’indispensable protection du patrimoine sous-marin

Pourquoi ? Comment ?

Pourquoi cette conférence se tient-elle à Brest ?

L’objectif de l’Unesco, en préférant Brest à son siège parisien pour les trois jours de sa conférence internationale, c’est, selon l’archéologue Michel L’Hour, son conseiller scientifique et technique, d’emmener cet aréopage d’experts internationaux « dans une région qui, depuis très longtemps, a une politique de valorisation de son patrimoine maritime et sous-marin ». Et aussi de leur montrer : « Regardez, des choses fabuleuses sont là, sous les océans. Si vous ne faites rien, dans 30 ans il sera trop tard ! Nous sommes des lanceurs d’alerte ! »

En quoi le patrimoine subaquatique est-il si précieux ? Préservés au fond des eaux, des millions d’épaves et de vestiges historiques offrent un témoignage unique de l’histoire de l’humanité et de sa relation à l’océan. « Le plus grand musée du monde se trouve au fond des océans, des lacs et des rivières, assure Michel L’Hour. Mais il y a urgence ! »

Quels sont les enjeux de ces trois jours ?

Aujourd’hui directeur du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm, 40 personnes), qui travaille notamment sur la recherche des épaves de la Cordelière, au large de Bres, l’archéologue exhorte son auditoire brestois à prendre la mesure des menaces qu’il a vu grandir au cours de ses (presque) 40 ans de carrière : pillage des épaves, chaluts de grands fonds de la pêche industrielle… : « C’est un peu comme si on entrait au bulldozer dans des bibliothèques sous-marines ».


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